La nouvelle vient de tomber, terrible : un 6ème salarié de Peugeot vient de suicider en se pendant sur son lieu de travail. Depuis le début de l'année, 6 personnes en poste chez le constructeur automobile ont préféré en finir avec la vie plutôt que de continuer à souffrir. Si on ajoute les 3 salariés de Renault depuis octobre dernier, cela fait beaucoup, beaucoup trop. On peut se poser plusieurs questions:
Quelles les conditions de travail chez peugeot?
Cadences infernales, pressions de la hiérarchie, objectifs démesurés, manque de personnel. La concurrence est aujourd'hui beaucoup plus féroce à cause de la mondialisation et la réduction des coûts devenue l'alpha et l'omega de la plupart des politiques industrielles. Cela se traduit par des employeurs qui exigent de plus en plus de leurs salariés au détriment de leurs conditions de travail et pire au détriment de leur santé. C'est ainsi que les accidents de travail ont augmenté de manière significative ces dernières années.

Quel est le résultats des négociations avec les partenaires sociaux?
Les organisations syndicales ont très vite pris conscience des dérives du système en demandant de négocier des gardes-fous en matière d'organisation du travail mais se sont heurtés au blocage des syndicats patronaux.
Quels sont les moyens de préventions?
La mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique, une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.

Alors que chez RENAULT, La Caisse primaire d'assurance maladie a reconnu comme un accident du travail le premier de la série des trois suicides de salariés du Technocentre de Renault à Guyancourt. De plus on constate la mise en place d'un plan de soutien aux personnels de Guyancourt.
Mais maintenant on peut se demander: Les constructeurs savent que les objectifs qu'ils demandent aux cadres sont facteurs de pression et de stress alors pourquoi ne pas avoir prévu avec le CHSCT et la Direction RH d'une mise en place d'un dispositif spécial? Pourquoi le dialogue social reste figer sur cette question?