Causes Les facteurs de dépression sont multiples : pression morale, rétrogradation, stress..., ce qui fragilise les salariés ; par ailleurs, aujourd’hui faire du chiffre prime souvent sur la qualité, ce qui entraîne un manque de reconnaissance pour le salarié voire un certain déshonneur...

En outre, il y avait auparavant plus de solidarité entre les collègues, et les syndicats faisaient plus de lobbying ; aujourd’hui les salariés acceptent plus de pression psychologique par peur de perdre leur emploi, et l’individualisation des carrières conduit à l’isolement.

On remarque que les personnes qui se sont suicidées à cause de leur travail sont des personnes compétentes, professionnelles à qui on demande subitement trop et qui n’arrivent plus à supporter la pression.

Solutions EDF qui a déjà perdu des salariés oppressés, a annoncé le 23 avril la création d’un observatoire national de la qualité de vie au travail, l’instauration d’un numéro vert pour les salariés, et la mise en place progressive d’un management de proximité.

Les idées sont bonnes, et la prévention est le meilleur moyen de déceler la genèse des problèmes.

Les législateurs devraient également repenser le rôle du médecin du travail, en effet il serait fort à propos de mettre en place un soutien médico-psycholgique, un accompagnement collectif et individuel, et notamment dans les entreprises en restructuration. Par ailleurs, il ne serait pas inutile d’intégrer rapidement la santé mentale dans la réflexion sur les nuisances professionnelles.

À noter : le 14 mai, le Tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale de Tours, se prononcera sur la qualification du suicide ou de la tentative de suicide en maladie professionnelle...

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