« Travailler plus pour gagner plus ». Oui à condition que votre employeur soit d'accord pour vous faire faire des heures sup' ! La mise en place des heures supplémentaires pour un salarié est une décision prise par l'employeur et non par le salarié. C'est l'employeur qui décide ou non de faire travailler plus ses salariés et la loi ne change rien à cela. En cas de refus, les salariés peuvent d'ailleurs être licenciés pour faute, voire pour faute grave.
exemple:
Dans le premier cas, un salarié cadre aux 35 heures payé 2 500 euros par mois, qui réalise 8 heures supplémentaires, majorées de 25 %, bénéficiera d'une réduction de cotisation d'environ 35 euros à la fin du mois. Il gagnera donc 35 euros de salaire net grâce à la réforme.
Dans le deuxième cas, un salarié cadre qui a une rémunération annuelle brute de 40 000 euros, et qui renonce à trois jours de repos, bénéficiera dans ce cas d'environ 147 euros de réduction de cotisation sociale. Il gagnera donc 147 euros de plus qu'avant la réforme, pour le même nombre de jours supplémentaires réalisés.
A ces deux cas, s'ajoute l'exonération d'impôt prévue par la loi sur la rémunération des heures ou des jours supplémentaires, qui ont fait l'objet de la réduction de cotisations salariales. Exonération que nous n'avons pas calculée.
Concernant la majoration des huit premières heures supplémentaires, celle-ci s'établit globalement à 25 % pour toutes les sociétés. Avant la réforme, dans les sociétés de moins de 20 salariés, les quatre premières heures supplémentaire n'étaient majorées que de 10 %, contre 25 % actuellement. Enfin dernière nouveauté importante, la rémunération des jours de repos auxquels auront renoncé les cadres au forfait jour sera majorée de 25 %.
